| Optimisation de la rémunération du dirigeant |
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En prenant de bonnes dispositions, les entrepreneurs individuels peuvent optimiser les flus gĂ©nĂ©rĂ©s par leurs activitĂ©s, qu'il s'agisse des revenus d'exploitation (rĂ©munĂ©ration ou dividendes), de l'optimisation des impĂ´ts sur ces revenus ou encore du produit de la vente Ă©ventuelle de leur entreprise. Â
Contrairement Ă un dirigeant de sociĂ©tĂ©, l'entrepreneur individuel est taxĂ© Ă l'impĂ´t sur le revenu, soit aux BĂ©nĂ©fices Industriels et Commerciaux (BIC), soit aux BĂ©nĂ©fices Non Commerciaux (BNC). Dans ces deux cas, sa marge de manoeuvre est Ă©troite catr il ne peut pas rĂ©partir ses revenus entre rĂ©munĂ©rations et dividendes. Le choix du statut de l'entreprise (SARL, SA, SAS) est donc primordial. Selon le statut de l'entreprise, le dirigeant-associĂ© peut percevoir un salaire, une rĂ©munĂ©ration de gĂ©rant majoritaire et/ou des dividendes. Sur le plan strictement financier, l'idĂ©al est le statut du gĂ©rant majoritaire d'une SARL car le poids des charges sociales est infĂ©rieur Ă celui des salariĂ©s du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral. NĂ©anmoins, il conviendra de prendre en considĂ©ration les objectifs du dirigeant en termes de prĂ©voyance et de retraite, le rĂ©gime des travailleurs non salariĂ©s Ă©tant infĂ©rieur au rĂ©gime gĂ©nĂ©ral. Le chef d'entreprise doit profiter, surtout dans les petites structures, des mĂ©canismes mis Ă disposition, qu'il s'agisse de l'Ă©pargne salariale (intĂ©ressement, participation, plan d'Ă©pargne entreprise, Perco) ou de la loi Madelin en matière de complĂ©mentaire santĂ©, de prĂ©voyance et de retraite. L'Ă©quilibre entre rĂ©munĂ©ration et le dividende doit faire l'objet d'une rĂ©flexion. Contrairement aux idĂ©es reçues, il est parfois prĂ©fĂ©rable d'augmenter la part des rĂ©munĂ©rations en rĂ©duisant celles des dividendes. Â
Outre une bonne rĂ©partition entre rĂ©munĂ©ration et dividendes pour optimiser sa fiscalitĂ© personnelle, le chef d'entreprise peut dĂ©duire de son impĂ´t sur le revenu 25% des souscriptions ou augmentations de capital rĂ©alisĂ©es dans sa sociĂ©tĂ©, dans la limite de 40 000 euros pour un couple mariĂ©. S'il est assujetti Ă l'ISF, il peut obtenir une rĂ©duction s'Ă©levant Ă 75% des souscriptions ou augmentations de capital, rĂ©duction qui peut atteindre 50 000 euros pour un investissement de 66 667 euros. Enfin, les dividendes sont depuis le 1er janvier 2008 soumis, au choix du contribuable, soit Ă l'impĂ´t sur le revenu au barème progressif (après abattement de 40% puis un abattement de 1525 euros pour une personne seule ou 3050 euros pour un couple), soit Ă un prĂ©lèvement libĂ©ratoire forfaitaire de 18%. Toutefois, avant d'opter pour ce prĂ©lèvement libĂ©ratoire, le contribuable doit s'assurer : - qu'il est imposable Ă la tranche marginale de l'IR Ă 40% - qu'il va percevoir plus de 39 400 euros de dividendes Â
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