| point hebdomadaire sur les marchés financiers, au 22 septembre 2008 |
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Une semaine historique La folie des foules. Les marchés ont fait preuve d’extrêmes turbulences la semaine passée. La tourmente provoquée par la débâcle des institutions financières a conduit à une correction encore plus généralisée des places financières. La volatilité s’est révélée élevée dans toutes les classes d’actifs; ainsi, l’indice VIX s’est hissé à de nouveaux sommets cycliques à plus de 40 %, de même que la volatilité sur le marché des changes a également atteint un record. Les rendements obligataires ont plongé, pénalisés par des investisseurs en quête de valeurs refuges. Enfin, les marchés ont enregistré un vif rebond à la faveur des mesures annoncées à partir du milieu de la semaine. • En particulier, les Banques Centrales ont annoncé une injection de 180 milliards de dollars de liquidités, l’équivalent du PIB de la Malaisie, sur les marchés monétaires afin de stabiliser les taux d’intérêt. • De plus, la SEC (Securities & Exchange Commission) et d’autres autorités de marché (ex : la FSA au Royaume-Uni) ont interdit ou limité les ventes à découvert. Aux États-Unis, les ventes à découvert sur les actions de 799 sociétés appartenant à la sphère financière ont été interdites pendant 10 jours, durée qui pourrait être prolongée jusqu’à 30 jours. • De même, le Trésor américain a annoncé la mise en place d’un programme de garantie en faveur des fonds monétaires jusqu’à 50 milliards de dollars. Grâce à ce programme sur un an, le Trésor va garantir les actifs de tous les fonds monétaires américains autorisés à la commercialisation, à condition qu’ils paient une commission en contrepartie de leur participation au programme. • Enfin, vendredi, l’Administration Bush a annoncé la création d’une structure analogue à celle baptisée RTC («Resolution Trust Corporation») afin de délester les bilans des institutions financières de leurs actifs toxiques et illiquides. Épilogue en vue ? Désormais, la question est de savoir si les mesures annoncées par les autorités seront suffisantes pour mettre un terme à la crise financière. Ces mesures sont positives pour les marchés à court terme et représentent une étape significative vers la résolution de cette crise. La leçon tirée des crises au Mexique en 1994/1995 et en Asie à la fin des années 90 nous fait penser qu’il existe 2 facteurs qui déterminent la rapidité et le succès de la résolution de toute crise bancaire. Premièrement, il faut que les parties bénéficiant de la prise de risque assument également les coûts de la restructuration. Deuxièmement, et plus important encore, il doit y avoir une réelle volonté politique de faire de la restructuration des banques une priorité lors de l’allocation des fonds publics. La détermination à prendre le taureau par les cornes vis-à -vis des pertes de capitaux et à promouvoir un rapide ajustement des cours et de l’économie est primordiale, tout comme la disposition à prendre des mesures politiques non conventionnelles. Les mesures du Trésor américain et des Banques Centrales prouvent que le 1er facteur a été respecté. De plus, la volonté politique est manifeste, même si la nouvelle structure n’en est encore qu’au stade des bonnes intentions et que le Congrès a juste 10 jours pour l’approuver. |





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