| point hebdomadaire sur les marchés, au 29 septembre 2009 |
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Le caractère trop vague du plan du Trésor et de la Réserve fédérale a suscité des critiques de la part du Congrès (en majorité démocrate) et un retour de défiance des investisseurs en début de semaine. Cette dernière semaine a donc été dominée par la recherche d'un accord au Congrès et par l'élaboration des détails concrets du Plan. La nature et le prix de cession des actifs que la structure de « defeasance » projetée sera amenée à acquérir, et qui est au cœur du plan, soulèvent des difficultés particulières.  Sur le plan du marché interbancaire, la situation reste figée : la préférence pour la liquidité et la qualité a continué à pousser les investisseurs vers les échéances les plus courtes (Treasury bills à trois mois notamment) où les taux d’intérêt sont inférieurs à 1% tandis que les taux interbancaires dépassaient 4% sur la même échéance en fin de semaine. Le coût du plan de l’Administration, incertain mais élevé, a poussé les taux d’intérêt à 10 ans au-delà de 3,80% (comparé à 3,40% au milieu du mois).  En Europe, la situation d’extrême tension sur le marché interbancaire s’est poursuivie au point de porter l’écart avec les taux américains à des niveaux historiques (au-delà de 300 points de base).   EUROPE La semaine a été marquée par l'annonce du "plan de sauvetage Paulson", non encore voté par le Congrès américain. Couplée à l’interdiction des ventes de titres à découvert des valeurs financières par la plupart des régulateurs boursiers, cette nouvelle a permis au marché européen d’afficher vendredi dernier la plus forte séance haussière de son histoire, à +8,3%, et +17,5% pour l’indice des valeurs bancaires européennes. Néanmoins, les doutes sur la mise en œuvre du plan de sauvetage, ainsi qu’une remontée du prix du baril, ont inquiété les marchés, qui depuis ont reperdu une bonne part de cette avance. On notera que les valeurs bancaires sont toujours chahutées, avec un Euribor qui affiche un plus haut historique à 5,12%, signe de la défiance entre les acteurs du secteur, tandis que le bancassureur Fortis abandonne plus de 18% depuis le début de la semaine, sur des craintes d’augmentation de capital. Les difficultés de l’assureur américain AIG permettent aux assureurs européens d’envisager des hausses de tarifs dès 2009, tout en considérant des rachats d’actifs auprès d’AIG; Münich Re, en particulier, profite de la situation et s’octroie près de 10% sur la semaine.  FRANCE Les performances boursières continuent d’évoluer au gré de l’avancement des mesures prises par les autorités américaines pour faire face à la faillite de son secteur financier. L’échec des mesures de politique monétaire (baisse des taux dans la précipitation et injections de liquidités massives sans effet sur le marché interbancaire toujours bloqué) et la préparation dans l’urgence du plan de sauvetage renforcent le risque de durcissement des conditions de crédit, à la fois pour les consommateurs et pour le tissu économique. Dans ce contexte, la qualité du bilan reste à privilégier, autant pour affronter le retournement du cycle en cours que pour tirer parti des opportunités de consolidation. L’opération de rachat de British Energy par EDF en est une illustration. Les secteurs de la consommation (Peugeot, PPR, …) restent sous pression.  ETATS-UNIS Les indices américains ont retrouvé leur niveau de fin de semaine dernière : +0,2% pour le S&P 500 et -0,5% pour le Nasdaq sur les 5 dernières séances. Le pétrole repasse la barre des 100$ et soutient le secteur de l’énergie qui affiche la meilleure performance de la semaine (+5%). Les mesures de soutien se poursuivent de la part des autorités américaines : le président de la Fed Ben Bernanke et le secrétaire au Trésor Henry Paulson sont intervenus devant la Commission Bancaire du Sénat, et pressent le Congrès de voter le plan de sauvetage des banques américaines. D’autre part, la SEC a interdit jusqu’au 2 octobre les ventes à découvert sur près de 800 instituions financières et 30 sociétés ayant des activités financières telles que General Electric, American Express ou General Motors. La consolidation du paysage bancaire continue et le modèle des banques d'investissement tend à disparaitre. Les banques d'affaires Morgan Stanley et Goldman Sachs deviennent des holdings bancaires et devront se soumettre à de nouvelles règles et à plus de contrôle des autorités. Warren Buffet a annoncé souscrire pour 5Mds$ d’actions préférentielles perpétuelles de Goldman Sachs portant un intérêt annuel de 10%. Barclays reprend les activités américaines de Lehman tandis que Nomura rachète les activités européennes et asiatiques. Enfin, les autorités américaines ont prononcé hier soir la faillite de la caisse d’épargne Washington Mutual ; JP Morgan reprend pour 1.9Md$ les activités bancaires de Washington Mutual et va prendre à sa charge le portefeuille de prêts de WaMu de 307Mds$ d’actifs. A noter l’annonce de General Electric qui revoit à la baisse ses estimations de profits pour l'année en raison de la faiblesse et de la volatilité sur les marchés de services financiers ; le titre a pris 4% hier ce qui signifie que les investisseurs avaient largement anticipé ces révisions. |





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