| point d'information sur les marchés, au 14 novembre 20089 |
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 Fondamentaux et Confiance Avec force volatilité et en dépit d’un vif rebond de plus de 25% enregistré sur la fin octobre, les marchés d’actions ne semblent pas parvenir à interrompre leur glissade tendancielle. Les phases de consolidation s’effectuent en effet sur des niveaux chaque fois plus bas. A tous ceux qui, prétextant notamment des valorisations a priori très attractives (on renoue avec les niveaux du début des années 90), piaffent d’impatience dans l’attente de repositionnements massifs, il n’est pas inutile de rappeler le contexte dans lequel se déroule ce «bearmarket». Après les divers plans de soutien financiers annoncés depuis plus d’un mois à l’échelle internationale, la probabilité d’une crise systémique tend vers zéro. De ce strict point de vue, les marchés boursiers ne sont donc plus fondés, dorénavant, à anticiper le pire (implosion systémique), comme ils ont pu le faire à la suite de la faillite de Lehman. Mais la récession est bel et bien là et nul ne semble plus désormais en disconvenir. La plupart des organismes de prévision ont d’ailleurs drastiquement revu à la baisse leurs anticipations de croissance. Ainsi, pour ne mentionner que l’annonce la plus marquante, pour la première fois depuis 1945, le FMI prévoit une récession sur une année entière dans les pays dits développés en 2009. Il est vrai que les indicateurs avancés de l’OCDE plaident de manière franche pour une accélération du ralentissement de l’activitél’an prochain. Enfin, la Commission européenne prévoit au mieux une croissance nulle dans les trois principaux pays de la zone euro. Comment les marchés d’actions pourraient-ils faire fi de ce contexte historique ? Parce qu’ils ont d’ores et déjà intégré la récession, entend-t-on. Certes, sans doute ne serait-il pas pour l’heure justifié qu’ils s’effondrent davantage. Mais est-on réellement en mesure aujourd’hui d’évaluer la profondeur et la durée de cette récession ? Réponse : non. Lors du bearmarket 2000 / 2003, le CAC 40 a chuté de près de 65%, du point haut au point bas. Il est vrai qu’à l’époque le repli s’est effectué à partir d’une véritable bulle spéculative sur les actions, ce qui n’est absolument pas le cas aujourd’hui. Toutefois, rappelons que si la récession américaine de 2001 a été brutale, elle a aussi été très courte. L’Oncle Sam a enregistré une vive reprise économique dès 2002, sous l’effet notamment des diverses mesures de relance monétaire et budgétaire. Aujourd’hui, le CAC 40 a perdu environ 45% de sa valeur depuis ses points hauts de 2007. Sauf que nul ne sait prédire la durée et l’ampleur de la récession qui s’installe. Et l’hypothèse d’un scénario de reprise en «V», comme ce fut la cas en 2001, semble pour l’heure écartée. D’autres rebonds de marché pourront intervenir, à l’image de celui que nous venons de vivre. Mais nous n’anticipons pas de sortie définitive du «bearmarket» tant que les marchés d’actions seront dans l’incapacité de se projeter sur la base d’indicateurs avancés annonçant au moins un arrêt de la détérioration conjoncturelle en cours. Ainsi, à ceux qui me demandent s'ils n'est pas temps de revenir à une pondération plus forte sur la partie actions du fait de valorisations effectivement historiquement basses, je vous réponds qu'il est certainement encore un peu tôt; excepté par le biai de certains produits structurés accessibles aujourd'hui au second marché, et dont nous avons déjà eu l'occasion de souligner le réel intérêt pour certains d'entre vous.
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