| A la recherche du point bas |
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Un grand nombre d’intervenants sur les  marchés financiers suivent aujourd’hui les mêmes données, à la recherche des premiers signes de stabilisation de l’environnement économique mondial.  Ils le font avec d’autant plus d’attention que plusieurs indicateurs avancés ont fait apparaître depuis janvier sinon une franche amélioration, tout au moins un arrêt du processus de dégradation régulière de l’activité.  Certains éléments favorables sont en effet occultés par le flot des mauvaises nouvelles. Ainsi l’indice Baltic Dry du fret maritime, indicateur précurseur de l’activité, rebondit. L’indice ISM (Institute Supply Management), un indicateur avancé de l’économie américaine, rebondit enfin depuis 3 mois. Les matières premières suivent avec le pétrole ou l’acier dont les déstockages devraient s’achever. L’immobilier américain, qui est à l'origine de la crise, semble avoir touché son point bas : les ventes de maisons, neuves et anciennes, rebondissent en février et les prix enregistrent leur première hausse depuis 10 mois. Les permis de construire et les mises en chantier suivent, ainsi que les demandes de refinancement qui explosent du fait de la baisse des taux qui pousse les ménages à réaménager leurs crédits.  Enfin, et surtout, il faut apprécier les réponses fortes des pouvoirs publics des pays développés. Il faut aussi saluer aussi la poursuite de l'assouplissement monétaire. Autant d'outils crédibles et efficaces, susceptibles de permettre une reprise économique dès le second semestre 2009. Ainsi revenir maintenant et pour partie (notamment via certains fonds réactifs) - en fonction de votre profil investisseur et de vos objectifs définis ensemble - sur les actions, n'est donc pas forcément prématuré, d'autant que leurs valorisations intègrent déjà une récession marquée et que la volatilité implicite sur les actions marque le pas. Le faible niveau de rendement des emprunts d'Etat ne saurait satisfaire longtemps les exigences des investisseurs institutionnels. Dans ce contexte, les actifs sans risque (obligataire souverain, monétaire) devraient offrir une rémunération médiocre. En revanche, les actifs risqués (actions, obligations d'entreprises, obligations bancaires, convertibles) sont à des niveaux attractifs permettant d'envisager de bonnes performances hors « trou d'air » sur l'année en cours. En s'appuyant sur des données historiques, on relève que les actions rebondissent en général bien avant l'amélioration des statistiques économiques : neuf mois en moyenne sur les cinq dernières récessions. En conséquence, attendre une réelle amélioration des conditions économiques équivaut à investir avec neuf mois de retard et à renoncer à une performance de l'ordre de 30 %.  La baisse des actions a ramené ces dernières à des niveaux de valorisation inédits depuis la Seconde Guerre mondiale, niveaux qui ont historiquement garanti une très bonne performance à cinq ans.  C'est aussi cela la crise.  Il conviendra ainsi sans doute de savoir profiter des prochains "trous d'air" sur les 3 prochains mois pour capter des points d'entrées particulièrements intéressants. Les derniers avant le vrai rebond ?                    Jean-Daniel Jacquis - cabinet Prevalence - avril 2009 |





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