| Places financières : un printemps chargé d'espoirs |
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La Bourse de Paris a terminé le mois dans le vert, pour la troisième fois consécutive depuis le début de l'année, signant sa meilleure performance trimestrielle depuis le début de la crise du crédit il y a près de deux ans. L'indice CAC 40 a progressé de 5,16% en un mois. Depuis son point bas du 9 mars, à 2512 points, le marché parisien a repris 30,5%. A New York vendredi, le Dow Jones s'apprêtait à clôturer sur un gain mensuel de 2,74%.  Certes, le rally haussier entamé en mars a montré des signes de fatigue. Le CAC40 a gagné 3,88% en mars et 11,08% en avril. Mais les analystes qui redoutaient une reprise du marché baissier en mai ont tout de même vu leurs prévisions déjouées. Pour une fois, le dicton boursier «sell in may and go away» ne s'est pas vérifié.  Cette résistance des marchés actions s'explique essentiellement par les fameux « greens shots» (lueurs d'espoirs) distillés par l'économie américaine. Ainsi, la contraction du PIB américain a été revue à la baisse à -5,7%, contre -6,1% en première estimation. Cette bonne nouvelle s'ajoute au repli des inscriptions au chômage constaté depuis trois semaines et au rebond du moral des ménages américains en mai. En outre, selon le département du commerce américain, les bénéfices des entreprises américaines ont augmenté de 1,1% au premier trimestre, leur première hausse depuis les trois premiers mois de 2008. Les profits avaient chuté de 6,9% sur l'ensemble de 2008.  Si les signes d'une reprise naissante sont plus ténus en Europe, la remontée de la demande asiatique de pétrole représente selon certains économistes une autre raison de parier désormais sur une reprise de l'économie mondiale en forme de « V » et non en forme de  « W », ou pire en forme de « L » comme ils le redoutaient auparavant.   Jean-Daniel Jacquis - Prévalence - 29 mai 2009 |





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