| Marché de l’immobilier : pourquoi la baisse aura bien lieu - (mars 2008) |
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Le marché résidentiel français n’échappera pas à la correction observée chez certains de nos voisins européens pour la bonne raison qu’il existe une grande convergence des cycles immobiliers au niveau mondial. C’est en tout cas ce qui ressort d’une étude de l’OCDE sur les phases de hausse dans dix-sept pays au cours des 30 dernières années. Depuis la fin des années quatre-vingt-dix, douze pays sur dix-sept ont vu les prix de l’immobilier grimper. Seuls le Japon, qui ne s’est toujours pas remis de l’éclatement de sa bulle immobilière, et l’Allemagne, pour des raisons propres à la réunification, font figure d’exceptions. A ceux qui pronostiquent un simple ralentissement, on fera remarquer qu’un marché monte ou baisse, mais ne stagne pas. Le Fonds monétaire international a observé que, sur les trente-sept phases de baisse du marché immobilier, vingt-quatre avaient amputé d’un tiers, voire annulé la totalité de la hausse précédente. Pour le marché français, les experts n’anticipent pas de krach, mais une correction légitime des prix immobiliers. Elle se justifie par la déconnection intervenue depuis 2003 entre la hausse des valeurs d’actifs et la richesse créée. D’autant que la flambée des prix de la pierre a été uniforme sur la France entière. Elle n’a pas seulement concerné l’Ile-de-France (+165% depuis 10 ans) mais également la province (+145%).Les banques françaises ont commencé à rationaliser les conditions d’accès au crédit pas seulement en remontant le niveau des taux d’intérêt qui reste malgré tout attrayant, mais en introduisant des critères de sélectivité plus draconiens des dossiers de prêts. Ainsi, sur les trois prochaines années, c’est un recul de 17% des prix de l’immobilier qui est anticipé (hors inflation). Ce qui correspondrait à une baisse de 12% en intégrant l’inflation. La correction n’aurait rien d’exceptionnel et pourrait même être salutaire. Dans le détail, cette baisse serait de 6% cette année, de 9% en 2009 et de 3% en 2010.                                                                                                                                                                                                                                                                               Jean-Daniel Jacquis - Prévalence® - mars 2008 |





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